Jean-Pierre Chagniaud

Jean-Pierre Chagniaud

critique d'André Ruellan

Même pour un artiste doté des meilleures intentions et de talent, l'hyper-réalisme ça ne s'improvise pas. Mieux, mais je peux me tromper : ça ne s'apprend pas au sens scolaire du terme. Ce doit être un gène mystérieux implanté par hasard sur le chromosome, et en son absence, des heures d'études et d'académies des plus approfondies, des mieux affinées, ne perfectionneront guère un trait fruste ou indocile. On peut l'améliorer, je l'ai souvent remarqué sans doute, mais le porter à la qualité que l'on est en droit d'attendre d'un vertueux motif en trompe l'œil, il y a tout un monde de minutie, d'analyse et de respect. Dans cette voie, Jean-Pierre CHAGNIAUD, précocement doué, après les longs impératifs de la vie active, reprit les pinceaux, puis a délibérément choisi l'utilisation du pastel sec depuis une visite au Salon des pastellistes de Bretagne pour créer des œuvres étonnantes, où la plus banale composition faite d'objets usuels ou usés se révèle avec un panache stupéfiant en affirmant par sa séduction, l'attirance émise par tout un chacun, à explorer ainsi une réalité transcendée par la réflexion, la technique et le talent d'un artiste, dont les multiples prix et récompenses bouleversent agréablement et indiscutablement bien des palmarès renommés.

 

André RUELLAN



06/08/2013
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